Les autorités chinoises ont annoncé des ajustements de leur politique commerciale et d'investissement face à la montée des tensions commerciales internationales. Le ministère du Commerce a déclaré que, malgré un contexte international plus difficile, le commerce extérieur demeurera un pilier fondamental de la stratégie économique chinoise en 2026.

Parmi les priorités clés, Pékin a souligné la diversification des destinations d'exportation et la restructuration progressive des exportations. La Chine vise à accroître la part des services, du commerce numérique et du commerce vert – des secteurs considérés comme plus résilients face à la volatilité économique et aux tensions politiques. Les autorités ont insisté sur le fait que l'objectif est d'augmenter la valeur des exportations, et non de se concentrer uniquement sur les volumes.

Dans le même temps, la Chine prévoit de rationaliser davantage son système de contrôle des exportations et ses mécanismes de règlement des différends commerciaux. Selon le ministère du Commerce, l'accent sera davantage mis sur la gestion des risques liés au commerce extérieur et sur la préservation de la stabilité des chaînes d'approvisionnement, tout en maintenant une approche ouverte aux échanges économiques internationaux.

Ouverture sélective aux capitaux étrangers

En matière d'investissements étrangers, la Chine a indiqué qu'elle poursuivrait une politique d'ouverture sélective des marchés. L'objectif n'est pas seulement de maintenir les flux de capitaux étrangers, mais aussi d'attirer des investissements à plus forte valeur ajoutée.

Le ministère a déclaré qu'il renforcerait les dispositifs de soutien et de protection des investisseurs étrangers et poursuivrait ses efforts pour promouvoir la Chine comme destination attractive pour les investissements. Parallèlement, Pékin prévoit de durcir le contrôle des investissements chinois à l'étranger, notamment en examinant de plus près la répartition de la production et des actifs au sein des chaînes d'approvisionnement mondiales.

Pékin cherche à dialoguer avec l'UE par l'intermédiaire des États membres.

Ces annonces interviennent alors que les relations commerciales entre la Chine et l' Union européenne restent tendues et que le dialogue économique ne progresse que de manière sélective. Début janvier, le Premier ministre irlandais , Micheál Martin, s'est rendu à Pékin pour s'entretenir avec les plus hauts dirigeants chinois, dont le président Xi Jinping .

Selon Dublin, les discussions ont porté sur les relations UE-Chine et les moyens de renforcer le dialogue commercial dans le contexte de la prochaine présidence irlandaise du Conseil de l'Union européenne . La partie chinoise, quant à elle, a déclaré considérer cette visite comme une opportunité de dynamiser les relations économiques avec l'UE.

Quelques jours plus tard, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, s'est entretenu par téléphone avec son homologue finlandaise , Elina Valtonen . Pékin a souligné l'importance du partenariat comme fondement de ses relations avec l'UE et a réaffirmé sa volonté d'ouvrir davantage l'économie chinoise dans le cadre du 15e plan quinquennal. Parallèlement, la Chine a indiqué attendre de la Finlande, en tant qu'État membre de l'UE, qu'elle joue un rôle actif dans le dialogue avec Bruxelles, notamment sur les questions économiques.

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